Il a payé 34 000 € d’impôt sur de l’argent qu’il n’a jamais dépensé.
260 000 € de bénéfices non commerciaux (BNC). Il en a réellement utilisé 110 000 € pour vivre. Le reste est resté sur le compte… et a été imposé quand même.
C’est une situation que nous rencontrons très souvent chez les professionnels libéraux : médecins, dentistes, avocats, kinés… Et elle révèle toute la limite du BNC.
La limite du BNC : tout votre bénéfice est imposé
En BNC, votre bénéfice est imposé entre vos mains, à l’impôt sur le revenu. Que vous ayez besoin de cet argent personnellement… ou pas.
Autrement dit, la trésorerie que vous laissez sur le compte professionnel pour investir, constituer une réserve ou préparer un projet a déjà supporté l’impôt au taux marginal, plus les cotisations sociales.
En société, la logique change
En exerçant via une société, le fonctionnement est différent :
- la société perçoit les honoraires et règle les dépenses liées à l’activité ;
- le résultat est déterminé au niveau de la société ;
- vous pilotez ce que vous souhaitez vous verser, en rémunération ou en dividendes ;
- et ce qui reste peut financer, investir, développer.
Cette société porte un nom : la SEL, société d’exercice libéral, le plus souvent sous forme de SELARL ou de SELAS.
La SEL, bien plus qu’un sujet fiscal
La fiscalité fait évidemment partie du sujet. Mais la SEL, ce n’est pas seulement ça. Elle peut aussi permettre de :
- faire entrer des associés ;
- acheter les murs du cabinet ;
- préparer une transmission ou une cession ;
- structurer une holding ;
- constituer un patrimoine professionnel, puis le faire basculer progressivement vers votre patrimoine personnel.
Quel est le bon moment pour se poser la question ?
Pas le jour où vous vendez votre patientèle ou votre clientèle. Plutôt quand vos revenus dépassent durablement ce dont vous avez réellement besoin pour vivre.
À force de rester en BNC par habitude, certains professionnels libéraux paient leur simplicité 30 000 € par an.
Le passage en SEL n’est toutefois pas automatique ni adapté à tous : coûts de structure, régime social du dirigeant, règles propres à chaque profession réglementée, conséquences sur la retraite et la prévoyance… Le bon choix dépend de votre niveau de revenus, de vos besoins et de vos projets.
BNC ou SEL : votre structure est-elle adaptée à votre activité ?
Un doute ? On fait les calculs. Vous prenez la décision.
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Cet article présente des informations générales. Il ne constitue pas un conseil personnalisé : chaque situation nécessite une analyse spécifique.


